Les portes de la Mort – T4

Les Portes de la Mort - Tome 4Salut la compagnie !

J’avais entamé mes fiches sur la série des Portes de la Mort il y a déjà quasiment trois ans de ça (janvier 2010). Vu que j’ai été récemment prise de l’envie de les relire, on peut continuer avec le tome 4, intitulé Le Serpent Mage, sachant que le tome 1, le tome 2 et le tome 3 ont déjà été couverts.

Pour rappel, il s’agit d’une série de 7 tomes de fantasy écrite par Margaret Weiss et Tracy Hickman, notamment connus pour leur participation à la série de romans Lancedragon se déroulant dans l’univers de Donjons et Dragons.

Synopsis time, même si vous avez l’habitude de me voir râler sur les quatrième de couverture à côté de la plaque x)

Pourquoi le monde est-il divisé ? Les Sartans le savent, mais ils ont disparu. Les habitants doivent bien sentir que les royaumes se détériorent mais, pour comprendre, il faut franchir les Portes de la Mort. C’est ce que fait Haplo le Patryn, qui part explorer le royaume de l’eau. Il y trouve des îles sous-marines entourées de bulles d’air où les nains, les elfes et les hommes vivent en paix. Mais les terrifiants Dragons-Serpents prennent leurs princesses en otage. Haplo arrive mais sa nef se désintègre…

Le très curieux Alfred surviant à point pour retrouver les Sartans de la légende, qu’il avait cherchés dans tous les royaumes. Mais pourquoi ces êtres semi-devins se révèlent-ils froids, soupçonneux et arrogants ? Vite, il faut fuir. Et les Dragons-Serpents ne sont pas loin. Haplo non plus.

Bilan du synopsis ? Pas terrible, comme toujours. Je dois donc me charger d’éclaircir tout ça.

Dans le précédent tome, Haplo quittait – ou plutôt fuyait – le monde de la pierre, Abarrach, après avoir été confronté à des révélations qui avaient ébranlé les fondements de ses convictions. Le monde suivant de la liste est donc le dernier des quatre mondes élémentaux, celui de l’eau.

Nouveau monde, nouvelles règles, nouvelles civilisations. On y découvre enfin les trois peuples menschs (humains, elfes et nains) unis et fraternels – ils se livraient la guerre sur Arianus, se méprisaient plus ou moins ouvertement sur Pyran – et devant faire face à un problème de taille. Le « soleil de mer », qui apporte à leurs Lunes de Mer respectives vie et chaleur, s’éloigne. Ce phénomène est cyclique et n’est donc pas surprenant, mais les trois peuples doivent néanmoins le suivre et se trouver une nouvelle terre d’accueil. C’est aux nains qu’il revient de créer les Traque-Soleil, ces submersibles permettant de naviguer dans la Merbonne (le nom de la « mer » dans laquelle baignent les lunes sur lesquels ils vivent).

L’histoire est partiellement racontée du point de vue d’une princesse naine au caractère bien trempé, qui nous détaille les évènements qui ont tout gâché et fait sombrer les trois peuples dans le désespoir : l’apparition des Serpents-Dragons, créatures cruelles et sans âme dont l’objectif semble être de semer le chaos et la désolation.

C’est dans ce contexte bien particulier qu’apparait Haplo, sévèrement recadré par le Seigneur du Nexus (Xar) suite à ses doutes consécutifs à ses mésaventures sur Abarrach. Il est déterminé, redevenu lui-même, mais dès le départ Chelestra s’avère un bien mauvais environnement pour un Patryn.

Nous retrouvons également Alfred, notre chambellan maladroit du premier tome, qui quant à lui cumule assez de maladresses pour retrouver et réveiller ces mêmes sartans qui, des siècles plus tôt, avaient causé la Séparation de l’Ancien Monde. C’est l’occasion par ailleurs d’en apprendre plus sur les moeurs sartanes, et également sur l’Ancien Monde, qui s’avère être notre bonne vieille Planète Terre qui suite à une guerre de trop avait vu la magie et les anciennes races issues d’un lointain passé reparaitre (oh oui fais de longues phrases quasi incompréhensibles…). Enfin, ça, on l’avait plus ou moins deviné suite aux élucubrations de Zifnab dans le second tome.

C’est également le moment pour réaliser que si jusqu’à présent les Sartans nous avaient été dépeints comme les représentants du bien, et les Patryns comme les représentants du mal, la réalité est évidemment bien différente – en même temps le tome précédent le laissait déjà lourdement entendre.

Ce quatrième tome est un tome charnière qui nous fait avancer d’un cran dans la compréhension de l’univers. On y explique énormément de choses, on finit de poser les bases d’une intrigue qui va nettement au delà de ce qu’on aurait pu penser à l’origine, on rencontre enfin « l’Antique Ennemi » des Patryns (on ne peut pas vraiment dire que les Sartans d’Abbarach comptent…). C’est également à partir de ce moment que ça va devenir un tantinet crispant vu à quel point Haplo perd son temps à osciller entre sa nature impitoyable de Patryn et la constatation que, si, si, il a bien un coeur.

Si l’on passe sur certains atermoiements dont je me serais bien passée – mais qui, en même temps, révèle que les personnages décrits comme semi-divins sont finalement tout aussi humains que vous et moi – j’ai tout particulièrement apprécié tant la description des peuples et coutumes de Chelestra, que l’évolution radicale d’Haplo, ainsi que le développement inattendu d’Alfred. J’aime un peu moins les Sartans qui sont bien caricaturaux et affreusement coincés mais bon, ça donne de quoi faire pour les tomes suivants.

Le Serpent Mage est le premier tome de la série qui ne s’achève pas sur le départ d’Haplo vers un nouveau monde, et annonce clairement que la suite reste à venir. On sent un net changement de rythme, les bases sont posées, les personnages importants ont tous été creusés (y compris Xar dans une moindre mesure), on sait enfin qu’est ce qui a déraillé des siècles plus tôt, et on sait que, inexorablement, les choses vont se remettre en place. Pour le meilleur ou pour le pire.

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