‘Christa lit des webcomics – partie 1

Dans la continuité de l’article sur les podcasts, je vais aujourd’hui vous parler des webcomics que je lis ces temps ci. Comme leur nom l’indique, il s’agit de bandes dessinées (comics), proposées gratuitement en lecture online par leurs auteurs, mais également disponibles à la vente (j’ai d’ailleurs l’intention d’acheter deux ou trois de ces comics en version imprimée).

Je lis de tout, de l’humour à l’histoire fantastique. J’en lis certains davantage par habitude que par réelle passion (ergo je n’attends pas la suite avec impatience, mais ça reste sympa à lire), et d’autres par réel attachement, voire par passion pour le scénario, les personnages, tout ça. On va commencer par les premiers, si vous voulez bien, et une fois que votre vie sera bien gâchée (ou pas), et que je n’aurai plus la flemme, je vous parlerai des seconds dans un autre article.

Il va sans dire que la majorité (tous) de ces webcomics sont en anglais 😉 D’où d’ailleurs mes nets progrès en anglais ces dernières années, on ne peut pas lire quelque chose quasi quotidiennement en anglais et ne pas progresser ! Cliquez sur leur titre pour accéder aux sites associés (je vous ai mis les liens vers la première page de chaque comic).

I. Les Webcomics qui sont cool à lire, mais sans plus

1.1. Goblins

On mentionnera le tout premier que j’ai commencé à lire, sur les conseils d’un collègue d’école d’ingé passionné de jeux de rôle et de warhammer, j’ai nommé Goblins. Première constatation, c’est laid, à mon sens. Le comic date d’assez longtemps, puisque son auteur a commencé en 2001 (il était en noir et blanc au début). Autant dire qu’il a progressé avec le temps et qu’aujourd’hui c’est graphiquement beaucoup plus regardable.

Il s’agit d’une parodie des jeux de rôle sur table essentiellement, avec des allusions aux statistiques, point de vies, jets d’initiatives, et ainsi de suite. Beaucoup de fracassage quatrième mur (les personnages sont conscients d’être dans un monde fictif et discutent parfois avec le maître du jeu) ce qui explique mon attachement. L’histoire suit les mésaventures d’un groupe de gobelins qui décident de devenir des aventuriers, parce que le boulot de « monstres » n’est pas à proprement parler très plaisant.

Pas mal d’humour (assez « anglais » cela dit, ou américain, je ne sais pas, du coup certaines vannes me passent largement au dessus de la tête), un bon nombre de personnages, des aventures à gogo, mais également beaucoup de violence et des monstres dont certains m’ont donné des cauchemars (en particulier l’horrible bestiole pleine de doigts de la quête de l’orbe bleue). Bref, faut avoir la culture nécessaire ET le cœur bien accroché.

I.2. Looking For Group

Même histoire que le précédent, c’est la même personne qui m’a fait découvrir ce webcomic. Le principe est le même, il s’agit d’une parodie des jeux de rôle, mais cette fois ci nettement orientée MMORPG (jeux de rôle massivement multijoueur), le titre « Looking for Group » faisant référence aux joueurs cherchant un groupe d’aventuriers à joindre pour aller participer aux quêtes. Ici encore, on se place du côté des « méchants ». L’histoire suit les mésaventures d’un elfe (apparemment d’une espèce réputée maléfique, mais lui même étant noble et chevaleresque, et extrêmement naïf au départ) du nom de Cale’Anon et d’un nécromancien mort vivant (très enclin à massacrer/mutiler/annihiler tout ce qui vit) du nom de Richard (Cale l’appelle « Dick ») qui s’engagent sur diverses quêtes en compagnie d’autres aventuriers du « mauvais bord ».

Le comic est intéressant à suivre, en particulier quand on possède les références qui vont avec, mais il ne faut pas chercher à y trouver un fil directeur ou un minimum de cohérence. C’est essentiellement une parodie qui a glissé progressivement vers quelque chose de semi parodique, semi sérieux (avec une bonne dose de rectifications rétroactives – retcon – en cours de route histoire de justifier certains trucs antérieurs). Ça fait un moment que j’ai perdu le fil, je l’avoue, mais je continue à lire quand même.

Par contre, graphiquement, c’est pas trop mal.

I.3. Ctrl + Alt + Del

On reste dans l’univers des jeux vidéo, mais cette fois de ceux qui y jouent, et non des personnages qu’ils incarnent. Encore une fois une bande dessinée parodique, mélange de petites scénettes sur le quotidien du personnage principal du comic – un hardcore gamer nommé Ethan – et d’anecdotes sur divers jeux vidéos testés par l’auteur (pour se moquer de bugs ou de clichés par exemple)

Si je devais noter ce WebComic par rapport aux deux autres, il serait amplement très loin devant eux. Je ne prétendrais pas tout comprendre ou apprécier, mais globalement j’aime beaucoup 😉

On suit les mésaventures d’un hardcore gamer complètement frappé (Ethan, donc) qui ne cesse d’inventer toutes sortes de stratagèmes déments pour pouvoir jouer le plus possible, certains étant particulièrement nocifs pour la santé. Parodie et humour oblige, il y survit généralement, étant doté d’une chance étonnante. Son entourage, quant à lui, oscille entre l’effroi face à ses inventions et des réactions totalement blasées à force de le voir réagir de façon extrême. C’est drôle, c’est décalé, ça parle de jeux vidéo – et de cinéma et de jeux de rôle dans une moindre mesure – et j’aime beaucoup.

Entre deux mésaventures d’Ethan, on a également droit aux tribulations de quatre joueurs (joueur 1, 2, 3 et 4) qui s’entretuent régulièrement façon coyote et bip bip, et moult one-shots traitant de l’actualité des jeux vidéo.

L’auteur a récemment décidé de mettre un point final à l’histoire d’Ethan il y a quelques semaines (pour la « recommencer » en mieux, plus tard), et depuis lors a entrepris de donner une nouvelle jeunesse et une personnalité plus développée aux quatre joueurs mentionnés plus haut.

I.4. Sequential Art

On entre dans un autre univers à présent avec les mésaventures d’un dessinateur nommé Art, qui vit en collocation avec une photographe – qui est une fille-chat – et un pingouin à lunettes (qui passe sa vie à collectionner des bandes dessinées, des éditions limitées, et à vendre des trucs suspects sur un équivalent d’ebay).

Des petits strips de quatre cases qui trouvent toujours le moyen d’être drôles et traitent de multiples sujets, dont évidemment les jeux vidéo. Outre les gags divers et variés, on a également quelques scénarios tels qu’une invasion de lutins maléfiques, la chasse aux fantômes, un combat contre une parodie de Glados (Portal), les inventions farfelues d’une fille écureuil qu’ils ont recueillie, à la foie géniale et complètement stupide, les aventures de Pip dans un MMORPG, etc, etc, etc.

I.5. Romantically Apocalyptic

Le webcomic le plus étrange qui soit. Si vous aimez l’humour British, les univers apocalyptiques et les histoires décousues style R2G2 (Le Guide du Voyageur Galactique, pour les incultes, par Douglas Adams), il devrait vous intéresser. Il s’agit d’une sorte de roman photo, les scènes étant photographiées (personnages d’un côté, et lieux de l’autre) puis retouchées ensuite. On suit les pérégrinations du Capitaine (Zee Captain), de son mug et de ses minions (Snippy, Pilot et Engie) dans un univers ravagé par une catastrophe nucléaire. Les situations sans queue ni tête y sont légion, et l’humour anglais constitue peu ou prou l’essence même du comic. Et les personnages, évidemment, sont complètement frappés, à commencer par Zee Captain qui est en plus doté d’une chance telle qu’il évite systématiquement la mort même confronté à des êtres supérieurs venus de l’espace (ou d’autres espaces-temps, ne chipotons pas).

L’univers de RA est tellement populaire qu’il existe même un Wiki à son sujet, tentant d’expliquer son scénario assez enchevêtré. Très utile quand on commence à perdre le fil 😉

On peut trouver une traduction française du comic sur DeviantArt, mais il va sans dire que c’est toujours mieux en VO, ne serait-ce que parce que ces tentatives de traduction ne respectent pas tout à fait l’esprit du comic, voire mutilent les règles de l’orthographe et de la grammaire au passage 😉

I.6. Piled Higher and Deeper (PHD)

Ce webcomic qui dure depuis de longues années retrace en strips de 4 cases (généralement) des scènes de la vie de doctorants (un PHD étant un doctorat aux USA) qui passent leur vie à procrastiner, à tenter de faire avancer leur thèse, et à se demander ce qu’ils vont faire de leur vie. Je pense que les doctorants français (n’est-ce pas Koori) et même les étudiants de tous poil (particulièrement ceux en licence et master) se sentent pas mal concernés par certains aspects décrits dans ce webcomic x)

Les personnages du comic semblent prisonniers d’un cycle d’études sans fin, les premières planches du webcomic remontant à 1997 et le comic se poursuivant aujourd’hui encore, pour un total de… 1545 strips à ce jour, apparemment. Tout lire prend du temps, oui. Il y a des anecdotes, des vannes un peu obscures, des tas de références mathématiques et scientifiques (pas mal de graphiques en particulier), et même quelques scénarios de temps à autre.

 

Et voilà, fini pour cette fois ci, j’aurais potentiellement d’autres webcomics à ajouter auxquels je n’ai pas pensé en rédigeant cet article, mais j’en reparlerai ultérieurement :p

2 avis sur “‘Christa lit des webcomics – partie 1

  1. Rho, tu classes RA là-dedans ! Les autres j’avoue que je ne les connais pas, et je reconnais Romantically Apocalyptica est dur à suivre (d’ailleurs je laisse toujours passer quelques planches pour en avoir plusieurs à lire d’un coup et me sentir moins perdu). Cela dit en général sous les planches il y a du texte à lire qui recontextualise. J’ignore si tu l’avais vu, moi j’avais mis un peu de temps avant de tilter. En tout cas, ça aide à comprendre.

    • Hé oui, je classe RA là-dedans. J’en ai oublié pas mal après réflexion, en fait, mais je les mentionnerai la prochaine fois. RA est vraiment excellent, mais le fait de s’y perdre aussi facilement fait que j’y suis moins attachée qu’à certains autres.

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