Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites – Marc Levy

Je sais que certains ont tendance à ne pas aimer Marc Levy pour d’obscures (et mauvaises, si, si !) raisons, et d’autres en sont lassés puisque ses romans suivent tous un schéma très proche. Je dois avouer qu’ils n’ont pas tort, mais ça ne m’empêche pas d’adorer chacun d’entre eux. Sauf Où es-tu, qui m’avait laissée sur ma faim car dépourvu de la touche de fantastique que j’aime chez lui, et Les Enfants de la Liberté, qui était davantage un témoignage autobiographique qu’un roman romantico-fantastique, j’ai adoré tous ses romans, et le dernier en date m’a laissé une excellente impression. Et donc, parlons-en !

Quelques jours avant son mariage, Julia reçoit un coup de fil du secrétaire particulier de son père. Comme elle l’avait pressenti, Anthony Walsh – homme d’affaires brillant, mais père distant – ne pourra pas assister à la cérémonie.
Pour une fois, Julia reconnaît qu’il a une excuse irréprochable. Il est mort.

Julia ne peut s’empêcher de voir là un dernier clin d’oeil de son père, qui a toujours eu un don très particulier pour disparaitre soudainement et faire basculer le cours de sa vie.

Le lendemain de l’enterrement, Julia découvre que son père lui réserve une autre surprise. Sans doute le voyage le plus extraordinaire de sa vie… et peut-être pour eux deux l’occasion de se dire, enfin, toutes les choses qu’ils ne se sont pas dites.

Après son précédent roman, Les Enfants de la Liberté, Marc Levy renoue ici avec le genre semi fantastique qui fait tout son charme. Comme toujours, des personnages à la Amélie Poulain, légers et vaguement caricaturaux sur les bords. Spontanés et drôles, aux réactions complètement irréalistes et pourtant tellement attendrissantes, ils vous attirent dans leur univers plein de petites surprises.

Ne vous y trompez pas, même moi je peux voir les « défauts » des romans de Marc Levy. Cela dit, ils sont pour moi une qualité. Certes, il ne se renouvelle pas. Certes, ses personnages sont complètement rocambolesques, mais parce qu’ils ne peuvent exister, je les adore et ils m’émeuvent.

J’aime aussi ses clins d’oeils à ses précédents romans. L’inspecteur Pilguez, fidèle à son poste malgré sa retraite, ou bien Antoine et Mathias…

Marc Levy semble cultiver l’art de la fin pas finie, ou « queue de poisson ». Il laisse toujours à son lecteur le soin d’inventer une suite qui lui conviendra. Certains n’apprécieront pas. D’autres, comme moi, peuvent fermer le livre sur leurs larmes sans avoir la déplaisante impression d’être jetés dehors à la fin du spectacle. C’est comme ça, en tout cas, que je le vois.

Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites traite de l’amour d’un père pour sa fille, un amour que sa fille n’a jamais compris, mais qu’elle apprendra à comprendre au fil du roman. C’est symbolique, complètement déjanté (Marc Levy, quoi…), et tellement émouvant. Comme pour chacun de ses romans – sauf deux – j’ai pleuré en finissant le livre. Mais c’était un instant où je pleurais de joie, d’une émotion positive. Et pour ça, pour cette sensation de libération, je continuerai à lire Marc Levy.

Un excellent roman, donc, que je conseillerai à ceux qui sont comme moi capable de faire abstraction des petits défauts de ses romans pour se laisser emporter par tout son univers.

Un avis sur “Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites – Marc Levy

  1. Pingback: Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites de Marc Levy « Je Lis, Tu Lis, Il Lit

  2. Je l’ai lu aussi et j’ai été déçue.
    Les personnages sont certes émouvants, mais son fiancé manque de relief et rend le choix de l’héroïne tellement trop facile. Elle aurait dû être plus tiraillée!

    Le récit est assez bien rythmé au début et à la fin , mais je trouve qu’il y a quelques pages moins intéressantes (au milieu…) que l’on aurait pu synthétiser.

    Surtout, j’ai deviné la fin à la moitié du livre et dans un récit de ce genre c’est assez dommage. Il y a un phénomène de « Deus ex machina » assez décevant: c’est à dire tout se règle comme par miracle!

    J’ai l’impression que soit je me lasse des romans de Levy, soit il peine à se renouveler.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *