Le sang d’imortalité – Barbara Hambly

Le Sang d'ImmortalitéÇa faisait un moment que je n’avais pas lu de bouquin d’horreur sur le thème des vampires x)

Bon, ce n’est pas vrai, je viens de relire l’intégralité des romans de Fred Saberhagen sur Dracula, du moins ceux que j’ai en ma possession. Mais plutôt que de reposter mes fiches sur deux de ces derniers, je vais plutôt vous parler, donc, de ce roman assez atypique de Barbara Hambly. Quatrième de couverture, c’est parti !

Quand la peur s’empare des vampires, les mortels ont toute raison d’être terrifiés…

Londres, à la fin du siècle dernier…

Qui donc s’attaque aux vampires ? Qui donc fracasse leurs cercueils pour que la lumière du soleil les réduise en cendres ?

Ne pouvant traquer le meurtrier en plein jour, ceux-ci n’ont d’autre choix que de demander l’aide d’un mortel. C’est ainsi que James Asher, ancien espion de sa Gracieuse Majesté, se voit soumis à un odieux chantage sur la vie de sa jeune épouse et contraint de rechercher le tueur de vampires.

Mais, même s’il le trouve, que se passera-t-il ensuite ? Quel sera le sort de quelqu’un qui connait les identités et les cachettes des morts vivants ? La réponse n’est que trop évidente.

Oui, donc, il sera question de vampires. Le synopsis est, pour une fois, fort exact. Nous suivons James Asher, professeur de linguistique à l’université d’Oxford, alors qu’il est recruté – de force – par un étrange vampire blond d’origine espagnole, Don Simon Ysidro, pour enquêter à Londres sur une affaire d’assassinat… de morts.

De force, oui, car s’il ne coopère pas, sa femme sera en danger de mort. C’est donc malgré lui qu’il entreprend d’aider Ysidro à trouver ce criminel qui traque et tue les vampires, et découvre peu à peu leur « société », leurs mœurs et leurs peurs.

La première réflexion que je me suis faite en commençant le livre, c’était que c’était très « précis » en termes de détails et de réflexions diverses. Et de ce fait, il m’a été assez difficile de m’immerger dans la narration, mais après un petit temps d’adaptation, je dois avouer que j’ai été très charmée.

J’ai été, il y a dix ans de ça, une fervente adepte des romans d’Anne Rice (du moins les trois premiers tomes des Chroniques des Vampires) . Mais la débâcle littéraire qui a suivi La Reine des Damnés m’a fait perdre mon intérêt pour l’auteur, et avec l’âge et l’expérience je me suis aussi lassée du côté romantico-dépressif de ses personnages. Le seul intérêt qui reste, finalement, est qu’une partie de ses romans se déroule à l’époque moderne, et j’aime beaucoup le fantastique contemporain.

Le Sang d’Immortalité, en tout cas, semble sortir des sentiers battus. Déjà, il ne se passe pas à l’époque victorienne, mais un peu après. Électricité et travaux du métro sont mentionnés, et les vampires sont confrontés à l’évolution de la société humaine et des difficultés croissantes pour se cacher. Le personnage de Lydia, la femme d’Asher, est très intéressant aussi. Étudiante en médecine, elle est évidemment décriée par ses collègues en raison de son sexe, la plupart des gentlemen anglais préférant évidemment qu’elle tienne son rôle de dame de haute naissance plutôt que de s’intéresser à un travail d’homme. Il y a une grande complicité entre elle et son époux et ils s’épauleront pendant toute l’enquête, même si, cliché oblige, la délicate jeune femme se fera évidemment enlever en cours de route.

Tandis qu’Asher analyse les vampires d’un point de vue linguistique, historique et culturel, sa femme quant à elle s’intéresse plus aux raisons médicales de leur état si particulier, et à leurs « allergies ». Un point de vue plutôt original quand dans les autres romans vampiriques que j’ai pu lire on mettait davantage en valeur le côté spirituel, surnaturel des vampires, sans le confronter à l’aspect purement scientifique.

Petite entorse au mythe communément admis des vampires, ceux d’Hambly sont terriblement sensibles à l’argent. Ils sont de même totalement incapables de supporter la moindre lueur du soleil et semblent étrangement mortels malgré leurs pouvoirs surhumains : pendant tout le roman, leur crainte d’être découverts par les humains est très souvent mise en exergue. Ils semblent fragiles : Le temps qui s’écoule semble les miner (ils ne supportent pas les changements), et le manque de la volonté de vivre peut les conduire inexorablement à la déchéance, puis à la mort.

Ils ne sont cependant pas sensibles aux symboles de foi, Asher se laissant aller à des conjectures sur la question et supposant que la composition des croix (en argent) devait justifier ce mythe incohérent.

Ysidro est un vampire auquel on ne peut s’empêcher de s’attacher, malgré son côté totalement insensible. Il évoque vaguement Armand (des romans d’Anne Rice) sur les bords, l’aspect religieux en moins bien sûr. C’est un noble raffiné, de petite taille, un peu maniéré et très hautain, terriblement froid et imperturbable. Il finit progressivement par se révéler un peu plus au fil de l’histoire, mais sans excès pour autant : rien sur son passé, sinon quelques fragments sans réelle importance. De même pour les autres vampires, qui oscillent entre le vulgaire et le raffiné, le maître vampire de la ville de Londres étant une brute épaisse et obtuse =.=

Petite contrariété en lisant le roman, beaucoup de points qui auraient mérité d’être creusés ont été vite survolés, on aurait apprécié de découvrir un peu plus les personnages bien intriguants (dont Lydia), et la fin est un poil précipitée (deux chapitres et c’est fini ‘_’). Apparemment, il existerait une suite, ce qui pourrait justifier cela, mais bon.  Cependant, pour le reste, c’est vraiment une histoire très plaisante à lire et plutôt originale, même si niveau originalité on ne peut guère faire mieux que des vampires disco en ce moment x)

2 avis sur “Le sang d’imortalité – Barbara Hambly

  1. Hum, intéressant ! Je viens juste de recevoir mon exemplaire de « Quadruple assassinat dans la rue de la morgue », quant à moi, donc pour ce qui est des vampires, je vais être servie… Mais justement, si tu l’as, ça me plairait bien que tu me le prêtes, du coup ! Si tu veux bien ! (Le sang d’immortalité)

    Et en parlant de prêt, c’est toi qui a mes ParaKiss, ou bien tu me les avais rendus ?…

    • C’est bien moi qui ai tes Paradise Kiss, oui ‘_’ Et le Sang d’Immortalité fait bien partie des rares livres de ma biblio donc je pourrai te le prêter x)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *