Terremer – T3 : Contes de Terremer – Ursula Le Guin

Les Contes de TerremerAlors déjà, précisons un point de détail qui en intéressera peut être quelques uns. Il existe un dessin animé de Goro Miyazaki si je ne me trompe pas, du nom de « Contes de Terremer » aussi. Bien qu’il soit effectivement inspiré de cette saga, c’est plutôt un mélange fort étrange de L’Ultime Rivage (troisième livre de Terremer), de Tehanu et du dernier tome, le Vent d’Ailleurs. J’aime bien ce dessin animé, cependant. Mais il n’a rien à voir avec le bouquin du même nom.

Terremer est un nom magique, mais surtout un lieu magique, un chapelet d’îles ensorcelé.

La plus étrange et la plus puissante est sans doute l’île de Roke, qui abrite l’école des sorciers.

Car dans le monde de Terremer la sorcellerie est une sceicne qui se pratique selon des règles strictes.

… Et je vous passe le panégyrique sur Ursula Le Guin =_=

En fait, ce livre là est un recueil de nouvelles courtes sur le thème de Terremer. Il permet de bien situer le passé, le présent et le futur de Terremer, entre autres la création de l’école de Roke, et une histoire qui servira de transition pour la suite.

Meilleur que les précédents, ce livre a su m’intéresser et me captiver, ce qu’aucun des deux autres n’avait vraiment réussi à faire. Il nous fait découvrir les fondements de la civilisation des Archipeliens (habitants de l’Archipel, les « hommes sombres » vu qu’ils ont la peau sombre), mais aussi et surtout l’histoire des sorciers et leurs relations avec les femmes et avec les dragons.

On en apprend aussi un peu plus sur le mentor de Ged, Ogion le Silencieux, ce qui n’est pas pour nous déplaire (c’est un personnage très plaisant).

Par contre, cette misogynie ambiante m’énerve =_= *dit celle qui se déclare ouvertement misogyne* En fait, la magie des hommes et la magie des femmes semblent être deux choses différentes qui ne peuvent se mêler, et les sorciers de Roke refusent donc les femmes, ils les méprisent, même, à l’exception des plus sages et avisés (comme quoi, même les sorciers, dépeints comme sages et vénérables dans le premier tome, sont divisés et… humains, en somme).

Vous me direz, l’histoire de Terremer se situe dans une époque médiévale, et il est naturel que les femmes y soient considérées comme des mères pondeuses plus qu’autre chose, mais quand même T.T Vu qu’en plus les femmes tiennent une place prépondérante dans le précédent bouquin, dans celui ci et même dans la suite, on dirait qu’Ursula Le Guin veut mettre un grand drapeau pointant l’injustice des hommes envers les femmes. Au final, c’est de la propagande féministe. Et je n’aime pas le féminisme (mais qu’est-ce que j’aime, après tout XD)

En tout cas, ça reste une lecture bien plus plaisante que son prédécesseur, encore que les petites amourettes omniprésentes sont un poil lassantes à la longue.

Au final, seul le dernier tome de la saga a su se finir en me laissant satisfaite. On se revoit donc à la prochaine fiche, pour  Le Vent d’Ailleurs. Enjoy !

4 avis sur “Terremer – T3 : Contes de Terremer – Ursula Le Guin

  1. Pingback: Contes de Terremer d’Ursula Le Guin « Je Lis, Tu Lis, Il Lit

  2. Au contraire, ce n’est pas de la misogynie (et je te signale que la misanthropie serait aussi étrange si on se base sur ton point de vue, pourquoi un être humain en détesterait il un autre ?). Ce que je veux dire, c’est qu’Ursula Le Guin met en exergue cette différence hommes femmes pour placer les femmes en victimes. Bref les femmes sont considérablement mises en valeur au final, c’est ce qui m’agace XD

  3. C’est mon livre préféré ^^ mais tu ne devais pas le lire avant Tehanu ?? en tout cas il est indissociable des autres et prend toute son importance lors de la lecture du dernier tome !

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